Chaleur au travail : ce que l’État attend des employeurs pour l’été 2027
Vous êtes responsable de la chaleur dans vos locaux, et l'été 2027 se prépare maintenant
Météo-France a classé l’été 2026 comme le plus chaud jamais mesuré en France, avec 53 jours de vague de chaleur (bilan climatique du 3 septembre 2026). Dans un atelier sous toiture métallique, une usine ou dans un entrepôt de grande hauteur, vous l’avez sans doute constaté vous-même. Le 6 octobre 2026, le ministère du Travail a précisé ce qu’il attend des employeurs. Voici ce qu’il faut en retenir, et comment vous organiser pour l’été prochain.
Que demande l’État aux employeurs face à la chaleur ?
L’État ne fixe pas de température maximale au travail. En revanche, il rappelle que chaque employeur doit évaluer le risque chaleur dans son entreprise, y compris dans les locaux fermés, et prendre des mesures adaptées.
C’est le sens de la réponse du ministère du Travail à la question écrite n° 16339, publiée au Journal officiel le 6 octobre 2026. Le ministère y écarte l’idée d’un seuil de température légal. Il s’appuie sur le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, qui reste la base : évaluer le risque chaleur, puis adapter les horaires, les pauses, l’accès à l’eau fraîche et les postes de travail.
Le ministère ajoute un point qui concerne directement vos bâtiments : le plan Santé au travail 2026-2030 doit aider les entreprises à adapter leurs locaux aux fortes chaleurs. Autrement dit, au-delà de l’organisation du travail, l’aménagement des locaux fait clairement partie des pistes attendues.
Pourquoi parler de l’été 2027 dès maintenant ?
Parce que le sujet est déjà sur la table. Depuis septembre, un groupe de travail réunit le ministère, les syndicats et les organisations d’employeurs, et les nouvelles mesures doivent être anticipées avant l’été 2027.
Ce groupe de travail sur le risque chaleur s’est réuni pour la première fois le 17 septembre 2026. Son rapport doit être remis au ministre du Travail à la mi-décembre 2026. Il doit préparer de futures négociations par branche professionnelle, dont le calendrier n’est pas encore fixé (Syndicalisme Hebdo, CFDT).
Pour vous, cela veut dire deux choses. D’abord, les attentes vont se préciser secteur par secteur dans les prochains mois : il sera utile de suivre ce que prépare votre branche. Ensuite, la question de la chaleur ne se pose plus en juillet, au premier pic de température, mais dès maintenant, au moment où vous bâtissez vos budgets et votre programme de travaux.
Comment adapter un atelier ou un entrepôt aux fortes chaleurs ?
En trois temps : évaluer le risque poste par poste, organiser le travail, puis agir sur le bâtiment lui-même. Pour les grands volumes, le rafraîchissement de l’air est l’une des réponses possibles, à condition de partir de la réalité de votre site.
1. Évaluer. Repérez les zones les plus exposées : postes sous toiture, quais de chargement, abords des machines qui dégagent de la chaleur, cellules de stockage peu ventilées. Recueillez aussi le ressenti de vos équipes sur l’été dernier : c’est souvent la meilleure indication. Cette évaluation est le point de départ demandé par le décret de 2025.
2. Organiser. Horaires décalés, pauses plus fréquentes, eau fraîche à disposition : ces mesures restent indispensables, quel que soit l’équipement choisi.
3. Équiper le bâtiment. Dans un grand volume, souvent ouvert sur l’extérieur par des portes de quai, une climatisation classique est rarement adaptée. C’est là qu’intervient le rafraîchissement adiabatique, la technologie des rafraîchisseurs AMATIS : l’air extérieur est rafraîchi en traversant des surfaces humidifiées, puis soufflé dans le bâtiment, ce qui renouvelle l’air en même temps.
Chaque site est différent. Hauteur sous plafond, ouvertures, activité, humidité de l’air dans votre région : tout cela compte dans le choix du nombre d’appareils et de leur emplacement. C’est pourquoi tout projet sérieux commence par une étude de votre bâtiment.
Des centaines d’entreprises prestigieuses refroidissent leurs locaux professionnels grâce aux rafraîchisseurs d’air industriels AMATIS : découvrez leurs témoignages
Le prix de l’électricité en 2027 change-t-il le choix de l’équipement ?
Oui, il pèse dans la décision. L’électricité livrée en 2027 atteint sur le marché à terme un niveau inédit depuis plus de trois ans, et la promesse du gouvernement de ne pas augmenter les prix ne porte que sur cet hiver.
Le 16 octobre 2026, l’électricité livrée en 2027 s’échangeait à 109,61 € le mégawattheure sur le marché à terme, contre 94,36 € à la clôture du 2 octobre (Selectra ; Optima Énergie). Le 7 octobre, le Premier ministre a annoncé que le prix de l’électricité n’augmenterait pas cet hiver, sans en préciser encore les modalités (franceinfo). Cette annonce ne dit rien de l’été 2027.
Si vous renégociez votre contrat d’électricité, ou si votre site achète au prix du marché, la consommation de votre futur équipement de rafraîchissement mérite donc d’être regardée de près. Un rafraîchisseur adiabatique fonctionne avec un ventilateur et une pompe à eau, sans compresseur : c’est ce qui explique sa faible consommation électrique.
Nous ne vous donnerons pas ici de pourcentage d’économie : il dépend de votre bâtiment, de votre climat et de votre usage. Pour vous aider à chiffrer, l’Alliance ALLICE annonce pour novembre 2026 une étude sur le refroidissement adiabatique des locaux industriels, avec un outil de calcul du temps de retour sur investissement. Chez AMATIS, chaque devis précise la puissance électrique des appareils proposés.
Que faire cet hiver pour être prêt avant les premières chaleurs ?
Lancer l’étude, valider le budget et passer commande pendant la saison froide.
L’été 2027 se prépare cet hiver : commandez avant les premières chaleurs, pas pendant.
Voici un calendrier simple :
D’ici la fin de l’année : faites le bilan de l’été 2026 avec vos équipes et votre service maintenance (zones les plus chaudes, postes les plus pénibles, arrêts ou ralentissements).
En janvier et février : demandez une étude et un devis, puis inscrivez le rafraîchissement dans votre budget de travaux.
Au printemps : faites installer et mettre en service les appareils, avant les premières journées chaudes.
Avant l’été : vérifiez l’arrivée d’eau, l’entretien et les réglages, et expliquez à vos équipes comment utiliser les appareils.
Questions fréquentes
Existe-t-il une température maximale au travail en France ?
Non. Le ministère du Travail a confirmé le 6 octobre 2026 qu’il ne fixait pas de seuil légal. L’employeur doit en revanche évaluer le risque chaleur et adapter l’organisation et les postes de travail.
Les entrepôts et les ateliers fermés sont-ils concernés ?
Oui. L’évaluation du risque chaleur vaut aussi pour les locaux fermés, et pas seulement pour le travail en extérieur.
Un rafraîchisseur adiabatique est-il une climatisation ?
Non. Il rafraîchit l’air par évaporation d’eau, sans compresseur, et convient surtout aux grands volumes ventilés. Son efficacité dépend de votre bâtiment et du climat local : une étude permet de le vérifier.
Quand faut-il commander ?
Idéalement cet hiver, pour une installation au printemps. Attendre la première vague de chaleur, c’est prendre le risque de ne pas être équipé à temps.
Comment obtenir un devis pour votre site ?
Décrivez-nous votre bâtiment : surface, hauteur sous plafond, activité, nombre de personnes, zones les plus chaudes. Avec ces informations, nous étudions votre site et vous adressons une proposition et un devis détaillé.
Sources
Assemblée nationale, question écrite n° 16339 et réponse du ministère du Travail, Journal officiel du 6 octobre 2026.
Syndicalisme Hebdo (CFDT), « Première réunion des partenaires sociaux sur le risque chaleur au ministère du Travail », 22 septembre 2026.
Météo-France, bilan climatique de l’été 2026, 3 septembre 2026.
Selectra, « Prix de l’électricité ce lundi 5 octobre », 5 octobre 2026.
Optima Énergie, « Actualités et évolution du prix de l’électricité en 2026 », 5 octobre 2026.
franceinfo, « Ce qu’il faut retenir de l’allocution du Premier ministre, Sébastien Lecornu », 7 octobre 2026.
Alliance ALLICE, « Étude n° 53 : le refroidissement adiabatique appliqué aux locaux industriels » (publication annoncée pour novembre 2026).